Ecologie circulaire avec Gunter Pauli

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Je te racontais dernièrement l’histoire du Colibri de Pierre Rabhi. J’ai envie aujourd’hui de te raconter une autre histoire, celle racontée par Gunter Pauli lors de son passage à ThinkerView. J’en profiterai ensuite pour te parler d’écologie circulaire à la fin de cet article.

L’arbre le plus fort de la forêt

“Il y avait un arbre qui se demande comment il peut devenir le plus fort de la forêt. Il se dit que s’il a plus de feuilles, il pourra alors avoir plus de chlorophylle et avec le soleil plus d’énergie pour être plus fort.

Mais alors il aura plus de feuilles qui tomberont en automne, ce qui fera plus de nourriture pour les champignons et les bactéries. Ceux-ci fabriqueront alors plus d’humus pour nourrir l’arbre, le rendant plus fort.

Il pourra alors faire plus de fleurs, qui attireront plus d’abeilles. Celles-ci lui permettront de faire plus de fruits, ce qui attirera plus d’oiseaux. Ces oiseaux lui laisseront leurs excréments pour le nourrir et le rendre encore plus fort.

L’arbre se rend compte qu’il n’est le plus fort que s’il donne aux autres ce dont il n’a plus besoin et il reçoit des autres en retour sans rien demander.

l'arbre le plus fort de la foret au centre de l'écologie circulaire

Cependant il a un problème : il n’aime pas les vers de terre. Il ne les aime pas car il ne sait pas où est leur queue et où est leur tête, et il n’a jamais osé leur demander. L’arbre déteste donc les vers de terre. Comme il est le plus fort de la forêt, il pourrait tous les faire partir. Mais il ne le fait pas, car l’arbre sait que sans les vers de terre, il ne pourrait pas être l’arbre le plus fort de la forêt.”

Qu’est-ce que l’écologie circulaire ?

J’ai choisi de raconter ici cette histoire car elle illustre très bien les principes de l’écologie circulaire : les vers de terre se nourrissent des déchets de l’arbre et l’arbre se nourrit des déchets des vers de terre. Pas de pertes, pas besoin d’apport de matière première (dans l’écosystème de la forêt globalement).

Les personnes qui ont lu cet article ont également lu :  Le dentifrice et la brosse à dents zéro déchet

D’une manière générale, les principes de l’écologie circulaire sont les suivants :

  • les déchets des uns sont la matière première des autres
  • ce qui permet de diminuer l’approvisionnement en matières premières
  • et de réduire la consommation des ressources
  • permettant ainsi des économies d’échelle grâce à la mutualisation des ressources.

Comment appliquer les principes de l’écologie circulaire ?

Pour tendre vers le zéro déchet, il faut de ne plus voir quelque chose dont nous n’avons plus besoin comme un déchet. Ce qui ne nous est plus utile sera utile à quelqu’un d’autre. C’est de l’économie circulaire et de l’écologie circulaire. Et c’est une nouvelle manière de penser à adopter au quotidien.

Pour appliquer l’écologie circulaire il faut :

  • Privilégier les matériaux durables et réparables (bois, métaux etc)
  • Se contenter de ce qui nous est utile (minimalisme). Les objets qui ne nous sont plus utiles peuvent être utiles à d’autres
  • Savoir réutiliser ou transformer des objets ou matériaux pour les réinventer. Le surcyclage, ou upcycling, s’inscrit dans cette démarche d’écologie circulaire si les objets créés sont réellement utiles.

On peut citer par exemple l’achat/revente de matériaux ou de vêtements usagés qui rentrent parfaitement dans ce concept d’écologie circulaire.

Pour savoir si nous avons besoin d’acheter quelque chose, une fois de plus pense à la méthode BISOU :

  • Besoin : cet objet répond à quel besoin primaire ? (se loger, se nourrir, se vêtir etc)
  • Immédiat : puis-je attendre un mois avant de me décider
  • Semblable : ai-je déjà un èèobjet avec la même utilité ?
  • Origine : quel est l’origine de cet objet ? Est-elle éthique et écologique ?
  • Utile : cet objet va-t-il m’apporter un confort primordial ?

Pour aller plus loin

Je te recommande de t’inspirer d’hommes comme Gunter Pauli, qui cherchent et trouvent des solutions pour améliorer l’état de notre planète et les conditions de vie ici-bas. Je te recommande notamment la lecture de son dernier livre, Soyons aussi intelligent que la nature. C’est un livre qui donne de l’espoir, ce qui est bien utile pour tous pour tous ceux qui sont tellement désolés devant l’état de la planète qu’ils ne savent comment agir.


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3 comments
  1. Bonjour Charlène,
    Est-ce que tu connais le concept des 7R & V ?
    Repenser, refuser, réduire, réutiliser, reconditionner, recycler, “rot” (désolé en anglais) et valoriser.
    Ton article me fait penser au concept que l’on utilise en production manufacturière pour réduire notre empreinte environnementale.
    Isabelle

    1. Bonjour Isabelle, je ne connaissais pas son application dans l’industrie mais c’est très proche des concepts 5 R du zéro déchet : refuser, réduire, réutiliser, recycler, rot

  2. J’ai adoré cet article qui est une “invitation” à prendre conscience et à agir. la manière douce est plus efficace que les discours moralistes.
    L’histoire du ver de terre…je ne l’avais jamais vu comme ça lui : ni queue ni tête… Et la “méthode “bisou” alors…Un article très frais sur un sujet pourtant brûlant !
    Merci.

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