Homo detritus – Baptiste Monsaingeon

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  

Parce ce qu’il est bon d’analyser et de comprendre notre monde de vie actuel avant de songer à en changer, j’ai souhaité vous parler de ce livre “Homo détritus”. Ce livre présente une critique complète de la société du déchet depuis sa création.

Homo detritus - critique de la société du déchet - Baptiste Monsaingeon

L’invention de la poubelle

“Parce qu’en perpétuelle circulation et parce qu’essentiellement organiques, il semble donc possible d’affirmer, qu’avant le XIXe siècle, les déchets n’existent pas.”

L’invention du déchet fait suite à l’arrivée de l’hygiénisme, et notamment la découverte de la vie microbienne par Pasteur. Les boues urbaines utilisées comme engrais sont suspectées de contaminer les cultures.

“C’est le préfet Poubelle qui parvient, non sans peine, à imposer à la France un modèle de salubrité fondé sur le principe d’enfermement de l’immonde.”

Les poubelles sont alors collectées par les services publics. C’est le modèle de l’accumulation qui s’impose : la création des premières décharges.

déversement de déchet sur une décharge

Le tri sélectif

“Le tri sélectif s’est progressivement imposé comme la solution pour répondre aux contraintes économiques, techniques et financières posées par la nécessaire réforme de la gestion des déchets.”

Le recyclage, gourmand en énergie, n’est pourtant pas une solution. Loin de faire disparaître les déchets plastiques, il leur apporte tout au plus une durée de vie plus longue. En effet, un plastique ne peut être recyclé qu’une seule fois.

Et pendant ce temps…

déchet à la surface de l'océan

“A la fin des années 1990, la capitaine Charles Moore, de retour d’une course au large entre la Californie et Hawaï se trouve confronté à une mer qu’il ne reconnaît pas. Bidons, bouées, fragments de plastiques, le cœur de l’océan Pacifique semble davantage ressembler à un terrain vague à l’abandon qu’à l’immensité sublime et sauvage du large.”

C’est cette accumulation que l’on nomme “continent de déchet”. On sait depuis que ces déchets sont partout. 5 vortex de déchets (plastic gyres ci-dessous) sont créés par les courants océaniques. L’auteur, Baptiste Monsaingeon, a participé à la première expédition dédiée à l’identification des concentrations de plastiques dans l’Atlantique Nord.

Les personnes qui ont lu cet article ont également lu :  Comment réduire ses déchets ? Les "100 astuces" de Béa Johnson

Réduction des déchets

L’homme a tout d’abord appris à jeter eu XIXe siècle. Puis il a mieux jeté au XXe siècle. Le XXIe siècle sera celui du moins jeter.

Mouvement freegans

Bien que marginal, le développement continu de ce mouvement semble un indice indéniable de sa vivacité. Basé sur des principes d’anticonsumérisme et d’ anticapitalisme, les freegans pratiquent les forages urbains ou encore la plongée en container. Avec ces pratiques de glanage en ville, les freegans sont en rupture avec le véganisme.

“en arrivant à l’université, je me suis rapidement intéressé à ce que jetaient les grandes surfaces. J’ai découvert le couloir de chargement souterrain du supermarché grâce à Spider, un SDF au visage tatoué d’une toile d’araignée. Lorsqu’il m’a encouragé à fouiller les poubelles, je lui ai répondu que je ne voulais pas priver les SDF de nourriture. Elle leur était indispensable, alors qu’elle me servait juste d’outil pour militer contre le gaspillage. “Tu ne comprend pas mon pote, m’a t-il répondu, même si tous les clochards du pays venaient se servir ici, il en resterait quand même assez pour toi”

Les freegans sont également moteurs de l’économie du don. Aujourd’hui, les zones de gratuité (ou gratiferias) se développent de plus en plus.

Mouvement zéro déchet

Pour en savoir plus sur le zéro déchet, je vous encourage à lire le livre de Béa Johnson “Zéro déchet”. Vous trouverez ici mon article sur ce livre.

Conclusion sur “Homo detritus”

Ce livre très documenté offre une analyse technique de la gestion des déchets. Cela en fait un ouvrage fort enrichissant mais difficile d’accès. Cet essai est très intéressant pour s’interroger sur notre consommation.


Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *