Réduire son impact environnemental sur internet

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Lire ses mails, faire des recherches, se tenir au courant de l’actualité, rester en contact avec ses proches… Tant d’actions de la vie courante passent pas internet. Quand on cherche à réduire son impact environnemental, la question à se poser n’est donc pas faut-il ou non utiliser internet, mais plutôt comment l’utiliser de manière raisonnée.

internet a un impact environnemental considérable au niveau mondial

D’où provient notre impact environnemental sur internet ?

  1. Les équipements
  2. Les réseaux
  3. Les centres de stockages de données (data center)

L’impact principal d’internet sur l’environnement provient des centres de données qui stockent et voient transiter les données du monde entier. Ces datacenters abritent des serveurs gourmands en électricité et qu’il faut refroidir pour en assurer le bon fonctionnement.

Selon un rapport Clicking Clean publié par Greenpeace en 2017, le secteur informatique représenterai 7% de la consommation électrique mondiale !

Quelles solutions pour réduire mon empreinte écologique sur internet ?

Plusieurs solutions existent, notamment des solutions innovantes et françaises, vous permettant même d’avoir un impact positif sur l’environnement.

1. Réduire l’impact lié à mes mails

Sais-tu qu’un e-mail génère environ 10 g de CO2 par an. Combien de mails as-tu dans ta boite mail ? Fais le calcul. Or, 80 % des e-mails ne sont jamais lus.

impact d'une boite mail pleine de newsletter - Image par Gerd Altmann de Pixabay

Les boites mails débordent souvent de newsletter, tellement que nous ne prenons pas le temps de les lire. Prenons le temps de faire un tri dans celles-ci, afin de ne garder que celles qui nous intéressent vraiment et qui sont lues.

Après avoir fais du tri dans tes mails et en avoir supprimé, pense à vider la corbeille. Et oui, après avoir cliqué sur supprimé, ils ne sont pas supprimés tout de suite.

De même, les mails envoyés sont conservés par défaut. Est-ce utile ? Pense à vider régulièrement cette section.

Pour ce qui est des mails utiles à conserver, il existe des gestionnaires de mails qui permettent d’enregistrer des mails sur son ordinateur – ou un disque dur externe. J’utilisais ce système avec outlook. Ainsi, les mails sont classés dans des dossiers, facilement accessibles, et supprimés du cloud.

La messagerie Lilo Mail permet de télécharger ses pièces jointes sur un ordinateur ou un disque du de manière simple, afin de limiter le stockage sur la boite mail.

2. Adapter ma manière de naviguer sur internet pour limiter mon impact environnemental

Il existe une merveilleuse solution pour faire vos recherches sur internet, vous permettant d’avoir un impact positif sur l’environnement. Il s’agit du moteur de recherche Ecosia. Ecosia utilise la moitié de ses revenus publicitaires pour planter des arbres, et ainsi compenser les émissions des recherches. Vous pouvez ajouter écosia à votre navigateur habituel, et même télécharger une application mobile.

Utiliser un meilleur moteur de recherche c’est bien, faire moins de recherches c’est mieux. Dès que tu le peux, utilise des liens favoris pour aller vers des sites que tu connais, ou tape directement l’adresse url plutôt que de passer systématiquement par un moteur de recherche.

3. Adapter ma manière de consommer du contenu sur internet pour limiter mon impact environnemental

Aujourd’hui, il est si facile d’accéder à une immense liste de films sur netflix que nous oublions que les dvd / Blu-ray existent encore ! Et oui, il y a peut être tout près de chez vous une médiathèque ou tu peux empreinter de nombreux films, sans impact environnemental puisque ces dvd/Blu-ray sont déjà produits. Avant l’arrivée de Netflix – il y a seulement quelques années – nous nous échangions des dvd entre amis, ou encore des films sur clé USB. Peut être pouvons nous retrouver ces habitudes perdues. J’ai l’impression d’être vraiment vieux jeu et rabat joie en écrivant ces lignes…

Sinon pour les films/docus, il existe un petit écolo nommé ImagoTV.

Pour ce qui est de la musique, nous pouvons réduire très fortement notre impact environnemental en téléchargeant les musiques que nous apprécions plutôt que de les écouter en streaming. Personnellement, j’utilise youtubetomp3 pour télécharger des musiques ou autres émissions/reportages/interviews. N’oublions pas la radio non plus, et oui ça existe encore !

Pour le stockage des vidéos en ligne, un petit nouveau écolo est né : Wetube ! Plus écologique que le géant youtube.

4. Réduire sa consommation de données internet

Enfin, l’usage que l’on fait d’internet et la manière dont nous utilisons notre temps est personnel, mais je voudrais ouvrir ici quelques pistes de réflexions.

Pourquoi ne pas utiliser la presse papier pour s’informer ? Notamment que le même journal peut être lu par plusieurs personnes dans la journée, au sein d’une entreprise par exemple. Dans mon ancienne entreprise, plusieurs journaux et revues étaient disponible à la machine à café. Ceux-ci passaient de mains en mains au cours de la journée, réduisant ainsi le nombre d’exemplaire à imprimer par personne et la consommation de données sur des sites d’actualité en ligne.

La diète médiatique est aussi une solution.

Les livres sont une mine d’information inestimable, et souvent plus fiables que les informations trouvées sur internet.

Internet est beaucoup utilisé pour se divertir. Des solutions “offline” existent pour vous connecter à vos proches, ou même pour se faire des amis : sortez ! Allez boire un verre, allez parler à des gens, connectez vous au monde réel.

Connexion entre amis zéro impact environnemental - image parDaniel Nebreda de Pixabay

Comme je l’ai dis dès le début de cet article et je le répète, on ne se passera pas d’internet de nos jours, mais il peut être appréciable de faire un pas en arrière et de regarder notre consommation de contenu et de données internet, d’y réfléchir.

Sur ce, je souhaite de vous revoir très bientôt sur ce blog ! 😉

PS : j’ai mis du temps à publier cet article car j’ai pris la peine de tester chaque solution proposée. Je peux faire des articles plus détaillés des points particuliers. Si tu le souhaite, dis le moi en commentaire.

Sources :

iNum : Impacts environnementaux du numérique en France, 2020

Clicking Clean, Greenpeace, 2017


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1 comment
  1. Bonjour Charlène et merci pour ces conseils pratiques et faciles à mettre en place.
    Il ne s’agit pas toujours de faire une révolution pour faire avancer les choses, parfois de petites actions accumulées peuvent faire la différence.
    C’est si nous changeons nos habitudes de consommation que les grandes entreprises changeront leur comportement.
    Amicalement
    Valérie

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