Les règles sans déchet, c’est possible ! défi #6

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Pssit – Article réservé aux filles
Pas d’utérus, pas de règles, pas d’avis

chut j'ai mes règles

De la puberté à la ménopause, une femme génère en moyenne 100 à 150 kg de déchets liés aux règles (tampons, applicateurs, serviettes). Des déchets majoritairement non dégradables, et qui peuvent poser des problèmes écologiques et sanitaires. Je vous propose un tour d’horizon des solutions de protection qui existent. A vous de faire votre choix 😉

Les solutions internes

Il existe une solution un peu oubliée : les éponges menstruelles. Constituées d’une éponge naturelle, elles sont réutilisables et compostables. C’est une solution qui génère donc peu de déchet, mais qui ne pourrait pas se développer sans nuire au milieu naturel. Il faut notamment veiller aux bonnes conditions de récolte des éponges afin qu’elles puissent continuer à se développer.

1 Le tampon

Commercialisé en France depuis les années 50, les tampons se sont imposés comme la solution incontournable.

Tout comme les couches de nos bébés, les tampons mettent plus de 500 ans à se dégrader. Ceux-ci sont souvent vendus avec des applicateurs en plastiques. Les tampons se retrouvent trop souvent jetés dans les toilettes, créant des problèmes au niveau des stations d’épuration. Il n’est pas rare de trouver des applicateurs échoués sur les plages…

De plus, il y a toujours des inquiétudes par rapport au risque d’exposition à des substances toxiques, comme par exemple des dioxines. En effet, les fabricants gardent secrète la composition des tampons. Avant, ceux-ci étaient blanchis au chlore. C’est maintenant interdit. Je vous en reparle ci-dessous.

Et enfin, les tampons sont suspectés de provoquer l’endométriose. Rien de prouvé actuellement, mais par précaution, il serait bon d’en limiter l’usage.

2 La coupe menstruelle ou cup pour les intimes

Cette solution se développe de plus en plus. Une évolution silencieuse est en marche. Sans le savoir, vous connaissez surement des femmes qui l’utilisent. En effet, en 2019, 9% des françaises utilisent une coupe menstruelle.

coupe menstruelles - règles - Image par PatriciaMoraleda de Pixabay

Faite en silicone médicale et d’une durée de vie de 5 ans, c’est la solution écologique par excellence. Et mon choix depuis 3 ans.

Ça dépend des marques mais il existe en général plusieurs tailles. Une plus petite pour les jeunes femmes et une plus grande pour les femmes plus âgées ou celles ayant accouché par voie basse. Il est difficile d’appréhender quelle est la bonne taille. Pour ma part, je me suis procurée une grande taille puisque j’étais déjà maman. Cela ne se passait pas bien, il y avait des fuites, la coupe ne se déployait pas entièrement. J’ai fini par aller acheter une coupe plus petite et plus de problème.

Tout ça pour vous dire n’abandonnez pas au premier échec. Il vous en faudra peut être plusieurs avant de trouver la bonne. Mais une fois que vous l’aurez ce sera pour des années.

Reste la problématique des toilettes publics, avec lavabo communs… Certains prennent au toilette une petite bouteille d’eau pour rincer la cup dans les toilettes. Il y a souvent un lave main dans les toilettes handicapés, ça peut être une solution aussi. Bref ne faites pas comme moi, qui la garde plus longtemps jusqu’à trouver des toilettes adaptés 😉

Dites moi en commentaire si vous avez une solution passe partout pour vider votre cup hors de chez vous !

3 Protections internes : des mesures de précaution à prendre

Le choc toxique menstruel

Le syndrome du choc toxique est une affection rare mais potentiellement sévère. Il est le plus souvent causé par un mauvais usage des tampons ou des coupes menstruelles par des personnes naturellement porteuses du staphylocoque.

En effet, ces protections hygiéniques bloquent lsang des règles. Ceci peut permettre à un staphylocoque présent au niveau vaginal de se multiplier et de produire des toxines qui vont se propager dans le sang et provoquer ainsi le syndrome du choc toxique.

Les personnes qui ont lu cet article ont également lu :  Ma crème hydratante zéro déchet

Pour éviter de céder à la panique, suivez ces quelques gestes simples pour se protéger du syndrome du choc toxique :

  • Lavez-vous les mains avant et après avoir mis un tampon ou une cup.
  • Changez votre tampon ou videz votre cup toutes les 4 heures.
  • Ne gardez pas un tampon ou une cup toute une nuit. Optez plutôt pour des serviettes hygiéniques (pourquoi pas lavables).
  • Choisissez des tampons peu absorbants afin de limiter leur durée dans le vagin.
  • Ne mettez jamais un tampon “par précaution” avant le début des règles.
  • N’utilisez jamais de tampon pour des pertes vaginales.
  • N’utilisez plus de tampon ni de cup si un diagnostic de choc toxique a été établi.

Autres mesures de précautions

Pour aller plus loin, notamment pour en savoir plus sur les risques chimiques associés, je vous invite à consulter ce rapport de l’ANSES. Les conclusions sont les suivantes :

L’Anses recommande d’améliorer l’information des femmes quant aux bonnes pratiques d’utilisation des protections intimes internes, et en particulier pour les coupes menstruelles, et attire l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de renforcer l’information et la formation des professionnels de santé afin qu’ils diffusent les bonnes pratiques d’hygiène lors de l’utilisation des protections intimes et ce, dès les premières règles.

Concernant les risques chimiques, l’Anses a mené une évaluation quantitative de risques sanitaires par voie cutanée. Elle a conclu à l’absence de risque sanitaire dans les tampons, les serviettes hygiéniques et/ou les protège-slips et les coupes menstruelles, que ces substances chimiques aient été détectées ou bien quantifiées.

Anses

Ce qui est mis en évidence dans ce rapport, c’est notamment les mauvaises pratiques en matière d’hygiène. En effet, un lavage des mains doit être réalisé avant et après le changement.

Les solutions externes

Pour éviter le risque de choc toxique ou pour une meilleure facilité d’utilisation pendant les règles, vous pouvez aussi opter pour les serviettes ou pour même une culotte de règle.

1 Les serviettes jetables

Cela reste encore une solution très répandue. 21% des françaises n’utilisent que des serviettes hygiéniques. Là encore pour des raisons écologiques, si vous préférez les serviettes, pourquoi ne pas essayer les serviettes lavables ?

2 Les serviettes lavables

Constituées d’un coté absorbant et d’un coté imperméable, c’est l’équivalent des couches lavables de nos bébés. Désolée pour la comparaison pour celles que cela rebute, mais pour ma part c’est comme ça que je suis arrivée aux serviettes hygiéniques lavables (dites aussi SHL). En effet, j’étais sur un site internet en train de choisir des couches pour ma fille et la marque proposait également des SHL. Je me suis alors dit pourquoi imposer ça à mon bébé et pas à moi même ? Le changement de comportement doit commencer par soi. Alors j’ai commandé des SHL en plus des couches. C’est la raison pour laquelle il y a écrit “j’aime mon bébé” sur mes serviettes ^^.

Pour les couturières, vous pourrez facilement trouver des patrons pour en faire vous-même.

Très simple d’utilisation (comme leur équivalent jetable en fait), pensez juste à avoir toujours avec vous une pochette imperméable pour les transporter. Après les avoir rincé à l’eau froide, vous pourrez les laver avec votre machine habituelle.

3 La culotte de règles

Je n’ai jamais testé la culotte de règle mais c’est une petite nouvelle qui fait parler d’elle. De ce que j’ai pu lire sur internet, c’est surement une solution qui convient mieux aux femmes ayant un faible flux.

Où trouver tout ca ?

Que votre choix se porte sur les SHL, la coupe ou la culotte de règle, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin sur le site dansmaculotte, ou dans votre magasin bio habituel. Les coupes menstruelles se trouvent facilement en pharmacie.


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5 comments
  1. Adepte de la cup depuis de nombreuses années également. Je trouve cela plus hygiénique, plus écologique et plus pratique, même s’il est vrai qu’il faut trouver la bonne taille et qu’au départ il y a un coup de main à prendre pour savoir la mettre et la retirer. Je ne changerai pour rien au monde à présent.

  2. Merci pour cet article complet. Pour les culottes de règles je n ai jamais testé non plus mais j ai vu des retours positifs avec des flux importants.

  3. Bonjour !
    Pour la cup, je la stérilise à chaque fin d’utilisation. Et avant, un passage dans un bocal d’eau + vinaigre + bicarbonate.
    Et rangée dans son petit étui en tissu pendant 3 semaines 😉

  4. Article totalement d’actualité et synthétique. Merci beaucoup !

  5. Bonjour,
    J’ai un utérus, je peux donner mon avis

    Merci pour ces rappels sur les bonnes pratiques hygiéniques… C’est la base mais tout le monde n’est pas forcément au courant…Ce qui est évident pour les unes ne les pas forcément pour les autres.

    En ce qui me concerne j’ai une CUP depuis maintenant plus de 2 ans et j’en suis RAVIE !

    Par chance je suis tombée tout de suite sur la bonne.
    J’en ai acheté 2 + 1 stérilisateur comme ça je peux faire plus facilement les rotations.
    Je fais toujours attention à la stériliser après chaque utilisation (et quand je la reprend au début de mon cycle elle est à nouveau stérilisée, car son petit étui en tissu c’est mignon mais je ne trouve pas cet emballage suffisamment hermétique pour protéger des microbes et bactéries).

    Au début ma CUP et moi on n’était pas tellement cupine (quel humour!) j’ai dû m’habituer.
    Il faut dire que cela faisait plus de 25 ans que j’avais d’autres habitudes…(réglée à 12 ans)
    Au début je n’osais pas la mettre en dehors de chez moi.
    J’ai un peu galéré au début pour savoir comment l’introduire facilement mais maintenant ça va. (il y a beaucoup de tutos sur internet qui montre plusieurs façon de s’y prendre, on trouve forcément une technique qui nous va).
    ça m’a demandé un peu de patience mais j’étais déterminer à l’adopter. Je me félicite d’avoir persévérer cela en valait la peine.

    Pour faciliter son insertion je mets une minuscule goutte de lubrifiant sur le contour.
    ça me facilite le boulot et en terme de ressenti c’est mieux (je trouvais que le silicone “accroche un peu” et l’eau n’est pas un lubrifiant). Comme on est pas toute foutu exactement de la même façon… j’imagine que c’est propre à mon cas…

    Je trouve que la CUP est vraiment une super solution et je ne l’échangerais pour rien au monde.
    Cela est économique sur plusieurs aspects :
    – Tu la garde des années
    – Tu utilise beaucoup moins de papier toilette (oui même avec les tampons j’utilisais beaucoup de papier…)
    Plus écologique pour toutes les raisons que tu as exposé + si on prend en compte le transport pour les serviettes à usage unique…
    -Plus confortable (ressenti personnel).
    – Plus rassurant (tu connais la composition et tu arrête d’être un garage pour les pesticides habituellement présents dans les serviettes et tampons, d’ailleurs c’est quand j’ai entendu que les fabricants refusaient de communiquer sur la composition que je me suis dit qu’il y avait un problème… et j’avais raison !)

    Je pense m’acheter aussi une ou deux culottes dont tu parle.

    Tout ceci à un coût mais bon je trouve qu’on s’y retrouve largement finalement (et notre planète aussi je pense).

    Vraiment je conseille la CUP, mais cela ne convient pas à tout le monde je le sais.

    En tant que minimaliste je trouve aussi que ça vaut le coût (réduction des contraintes).

    Voilà ! J’ai fini j’en avais des choses à dire sur ma cupine !

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