zéro déchet ou zéro déchets ? définition

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Zéro déchets ou zéro déchet

Les déchets sont tellement rependus qu’il est rare de parler d’un déchet, et encore moins de zéro. Pourtant, zéro n’étant pas par définition du pluriel, déchet ne prend pas de “s”. On doit donc écrire zéro déchet.

Zéro déchet, zéro gaspillage

Zéro déchet vient de l’anglais zero waste. “Waste” signifie à la fois ce qui est gâché, gaspillé et ce qui est jeté. En français, pour traduire ce double sens, on parle souvent de “zéro déchet, zéro gaspillage”.

Il a été décrit pour la première fois par Béa Johnson, auteure de l’ouvrage “zéro déchet”. C’est ainsi que cette française vivant en Californie a nommé son mode de vie dans lequel elle souhaitait réduire au maximum ses déchets.

Mais est-ce vraiment “zéro” déchet ?

Le zéro de zéro déchet désigne un objectif. C’est clairement un objectif ambitieux. Ne sois pas effrayé par ce terme de zéro. Tu peux très bien te lancer dans le zéro déchet en te fixant un autre objectif, qui te correspond, à ton travail, ta famille, ton mode de vie…

Quel qu’en soit l’objectif, il peut mettre des années à être atteint. En effet, réduire ses déchets implique de changer radicalement ses habitudes de consommation. Il est essentiel d’y aller pas à pas, pour pouvoir faire rentrer chaque nouvelle petite habitude dans sa vie.

Par où commencer ?

Je te conseille de télécharger mon livre numérique “comment débuter en zéro déchet” (disponible via le formulaire dans la barre de droite). Il te donnera des pistes pour débuter de manière pratique et efficace, sans prise de tête.

Ce que le zéro déchet n’est pas

Pour t’aider à définir ce qu’est le zéro déchet, je vais casser les idées reçues en te parlant de ce qu’il n’est pas.

Le zéro déchet, ce n’est pas troquer les produits industriels emballés dans du plastique jetable par des produits similaires dans des emballages recyclables (boite en carton par exemple).

C’est plutôt préférer les produits sans emballages, ou le moins emballés possible. Les fruits et légumes peuvent facilement être trouvés sans emballages, car les caisses utilisées pour le transport sont réutilisées. Les produits d’épicerie vendus en vrac ne sont pas sans emballages : ils sont livrés à l’épicerie souvent en lot de 10 ou 25kg. L’emballage est réduit à son stricte minimum, mais il existe toujours. C’est souvent inévitable pour des raisons pratiques.

Le zéro déchet, ce n’est pas acheter en vrac des avocats brésiliens bourrés de pesticides, des mangues cueillies à maturité et acheminées par avion, ni même des tomates en décembre.

Le zéro déchet implique de réduire non pas seulement ses emballages, mais également les déchets et impacts environnementaux néfastes tout au long de la chaîne de production des produits.
Ainsi, nous privilégions :

  • Les produits locaux (par exemple moins de 200 km de chez soi)
  • Les fruits et légumes de saison, qui ne poussent pas dans des serres chauffées
  • Les produits issus de l’agriculture biologique (“bio”)
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Le tout sans radicalisme. La nourriture doit rester un plaisir et ne surtout pas devenir une contrainte.

Surtout, ne te flagelle pas de consommer quelques oranges ou bananes. L’essentiel est de s’interroger sur sa consommation, de prendre l’habitude de regarder l’origine des produits, et de bien connaitre ses producteurs locaux.

Par exemple, pour un français de métropole, on peut remplacer les citrons provenant d’Inde ou du Mexique par des citrons Bio du sud de l’Europe (Italie, Espagne, Portugal, sud de la France).

Le zéro déchet, ce n’est pas passer son temps libre à faire les magasins de seconde main.

Oui l’achat de seconde main est préférable à un achat neuf. Mais la philosophie du zéro déchet va de paire avec le minimalisme.

En effet, il peut exister ce qu’on appelle un effet rebond : le fait de fréquenter les magasins d’occasion où l’on trouve des articles très peu cher va parfois inciter à acheter plus. Là où avant on limitait les achats en raison d’un budget limité, ce frein disparaît. Il faut alors être attentif à sa consommation.

La solution ? N’achète rien sur un coup de tête. Interroge-toi plutôt sur ton besoin. As-tu un autre objet qui puisse combler ce besoin ? Si le besoin est ponctuel, peux-tu en emprunter-un ? Ou louer ?



C’est ici un court article pour t’introduire les principes du zéro déchet. Tu en découvriras plus tout au long des articles de ce blog et d’autres ouvrages. Et toi, que représente le zéro déchet pour toi ? Dis le moi en commentaire !


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10 comments
  1. Merci pour la définition
    Perso j’essaye de faire des efforts mais c’est vrai que si on se limite à 100 ou 200 km on ne mange plus de bananes kiwis ( souvent) avocats amandes mangues noix de coco
    Bref…et ça je trouve cela dommage surtout qu’on peux penser aux pays et aux paysans qui ont besoin d’exporter leurs produits… 
    mais de toutes façons c’est un casse têtes sans fin
    Après : oui pour ne pas consommer de tomates en hiver ( en plus selles sont pas bonnes)
    Après

  2. Coucou Charlène,
    Article emprunt de bon sens et non prosélyte dans la démarche du “Zéro déchet”.
    Pour moi le “zéro déchet” commence par mon propre milieu intérieur. En effet, si je vise à moins polluer, voire dépolluer/détoxiner mon propre corps, alors il y a de fortes chances que mes actions aient un impact positif sur l’extérieur. Je pense notamment à la façon de s’alimenter.
    Marie

  3. Ca fait du bien de reprendre les bases et comme tu le dis, chacun fait en fonction de son mode de vie et habitudes ! C’est pas si simple d’aller en pique-nique sans chips, … surtout pour des enfants 😉
    Bonne journée
    Lucie

    1. Merci pour ton commentaire Lucie
      C’est juste une question d’habitudes, même pour les enfants, et ça permet de manger plus sainement ! Ici les chips ont été remplacé par les pistaches et noix de cajou, la compote par des pommes etc. Ma fille est fière de préparer elle-même ses gâteaux pour le goûter.
      Bon c’est juste quelques exemples, mais l’important je pense avec les enfants c’est de faire avec eux, en leur expliquant.
      Belle journée à toi aussi

  4. Super article qui permet de mieux comprendre le zéro déchet et tellement déculpabilisant !
    Ça fait du bien !
    J’essaie de plus en plus de faire attention à mes déchets.
    Je suis bien loin de mon objectif, mais comme tu le dis, petit à petit on s’améliore et puis il n’y a pas de petit geste.
    Par contre, je t’avoue avoir un doute sur la pertinence de manger local.
    Ce doute est là depuis que j’ai vu une vidéo sur DIRTY Biology (Le youtubeur s’appelle Léo, il est biologiste de formation). Il expliquait que le transport ne représente que 10% des déchets (pollution) dans certains fruits et légumes. Il comparait la production de produits européens fait avec des polluants forts et des produits BIO fait à l’autre bout du monde. Il expliquait que dans certains cas, manger local n’est pas forcément le plus judicieux et qu’il faut réfléchir au mode de production.
    J’ai trouvé son approche intéressante et je ne peux qu’inviter les personnes à découvrir cet épisode sur sa chaîne.
    Merci à toi Charlène pour cet article très bien écrit.
    Au plaisir 😉

    1. Bonjour Mylène,
      Merci pour ta participation, j’ajoute de lien de la vidéo dont tu parles https://www.youtube.com/watch?v=iI4ml__ynTU
      C’est intéressant pour nourrir le débat, mais importer par avion des sacs de haricot du Kenya ce n’est pas pour moi.
      J’imagine que la meilleure solution serait l’autoproduction : pour un locavorisme et de bonnes condition de production bio et non mécanisé (ou peu).
      Mais ce n’est pas pour tout le monde

  5. De notre côté, on essaie de faire attention mais c’est loin d’être simple. On a déjà pris l’habitude de faire tous nos gâteaux et biscuits donc plus d’emballages de ce ce côté là. On a désormais un magasin de vracs à 3 min à pied de la maison et ça va vraiment nous aider ! J’y ai déjà acheté ma farine, mes graines et mon huile dans des bocaux et bouteille en verre !

    1. C’est super ça ! La vrac à 3 min à pied c’est mon rêve 🙂 Et encore je n’ai pas à me plaindre, j’en ai un à 10 min en vélo.
      Merci pour ton commentaire et continue comme ça !

  6. Merci pour ce rappel très pertinent !

  7. Merci pour cet article qui fait baisser la pression qu’on peut parfois se mettre. Je vois que les concepts que tu évoques sont similaires à ce que je peux conseiller dans le cadre de mon job : naturopathe, j’incite à consommer brut et local.

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